28 Juin 2017

BBQ Seconde NJPF

Pour cette dernière soirée, très ensoleillée. Nous avons décidé d’en profiter pour faire un barbecue. Au menu, entrecôtes / Frites . Merci aux jeunes de s’être occupés du BBQ. Fin de soirée bien sympathique, avec du badminton, du molky ou encore plus tranquille avec des parties de Belote. Très bonne soirée.

28 Juin 2017

Futuroscope

Pour leur dernière semaine de MFR et pour se détendre avant les épreuves du Brevet, les élèves de la classe de troisième sont partie au Futuroscope. Une belle journée pleines de bons souvenirs.

22 Juin 2017

Simulateur de conduite d’engin forestier

3 ans que nous l’attendions… Il est enfin arrivé dans nos locaux. John Deere, notre partenaire, est actuellement en train d’installer notre tout nouveau Simulateur Forestier. Les jeunes pourront désormais travailler, individuellement, directement sur le simulateur pour apprendre à manipuler différents engins forestiers.

Le simulateur de conduite d’engins forestiers est un plus pour notre Bac pro Forêt, en effet, de nombreux jeunes s’orientent vers la conduite d’abatteuse ou de porteur. Jusqu’à maintenant nous avions la possibilité de réaliser quelques manipulations sur les engins de certains de nos maîtres de stage. Même si nous garderons cet aspect pratique, nous avons maintenant le matériel pour travailler directement à la MFR et ainsi permettre une meilleure professionnalisation de nos jeunes.

Il était devenu indispensable pour nous de pouvoir répondre à la demande des maîtres de stage et d’apprentissages qui recherchent des jeunes capables de manipuler ce type d’engin. De plus, nous avons chaque mois des entreprises qui nous demandent de passer des offres d’emplois pour des postes de conducteur d’engins forestiers auprès de nos anciens élèves, nous pourrons donc être encore plus proche des professionnels forestiers et compléter nos compétences pour ce Bac pro.

Merci à John Deere de nous permettre de faire évoluer et moderniser nos pratiques et notre pédagogie.

20 Juin 2017

Vélo

Nous sommes partis, ce matin, pour une balade en vélo avec quelques élèves de seconde. Au programme, démonstration de trial et découverte du milieu humide avec un petit arrêt au bord d’un étang. Super matinée à renouveler l’année prochaine.

19 Juin 2017

Gestion faune sauvage et Chasse privée

Dans le cadre de leur futur métier, les élèves de Bac Pro Forêt, seront amenés à travailler avec la faune sauvage. Soit en gestion de territoire, soit en gestion de chasse privée comme c’est le cas au château de St Maigrin ou au Safari parc, deux de nos partenaires de stage.

En effet, un élève de Première est devenu apprenti au château de St Maigrin en début d’année scolaire. Le château historique et classé, est également en gestion forestière privée ; son parc, où s’exerce une chasse privée est classé Natura 2000.

C’est dans ce cadre angélique que Clément est devenu apprenti pour ses deux ans de Bac Pro. Nous avons eu l’occasion de pouvoir visiter les lieux et ainsi mieux appréhender ce type de gestion du gibier forestier. En effet, la gestion cynégétique (de la faune sauvage) fait partie intégrante des notions que doivent avoir nos futurs forestiers. La forêt ne peut se dissocier des habitants.

02 Juin 2017

Abattage de peupliers Marais Poitevin

La classe de Première Forêt est retournée dans la Marais Poitevin réaliser un nouveau TP d’abattage avec Jonathan l’un de nos maîtres de stage.

M. Perrault est un professionnel de l’abattage et du débardage par voie d’eau, nous réalisons chaque année plusieurs TP pour permettre à tous nos jeunes de découvrir ces techniques particulières.

Une superbe journée pour nos élèves qui en ont bien profité, de vrais pros.

02 Mai 2017

Soirée amphibien

Chasse aux amphibiens en pleine nuit

La nuit venait de tomber, nous nous sommes donc équipée de nos lampes frontales ainsi que de quelques épuisettes et sommes partis en direction d’une rivière.

Arrivée sur place, Cécile nous donna les consignes ainsi que les espèces que l’on devait trouver autrement dit :

  • Larves de salamandres
  • Salamandres
  • Discoglosses de Sardaigne (crapaud)
  • Discoglosses de Corse (crapaud)
  • Truites

A peine arrivée, nous tombons nez à nez avec des larves de Salamandres ! Ce sont des amphibiens cela veut donc dire que l’on peut les trouver sous l’eau mais aussi sur la terre ferme. Cependant les larves on ne peut trouver de larve en extérieur sur la terre car elles ne disposent que de branchie pour le moment.

Quelques minutes plus tard, un élève découvre caché sous l’eau un discoglosse de Sardaigne et à partir de ce moment ce fut découverte sur découverte !

Une truite fit son apparition, puis une deuxième quelques minutes après  fois plus grosse.

Cela dit, nous avons passés plus d’1h30 à chercher la salamandre mais celle-ci ne fut pas très bavarde et ne montra pas le bout de sa queue.

Nous avons donc pris le chemin du retour avec de beaux souvenirs en têtes et les pieds trempés.

 

02 Mai 2017

Chênes et châtaigniers

Au cours de cette journée, nous sommes allés visiter une parcelle de chêne liège (Quercus suber) et chêne vert (Quercus ilex).

Sur cette parcelle, Mr. SISCO nous attendait pour nous présenter le chêne liège et le chêne vert avec  leurs caractéristiques et leurs utilités dans la filière.

Mr. SISCO est ingénieur à l’ODARC (Office de Développement Agricole et Rurale de Corse).

Le chêne liège :

Morphologie :

Cette essence peut atteindre 10 à 20m de hauteur, la durée de vie de la feuille est d’un peu plus d’un an. L’écorce, qui est appelé le liège, est épaisse et crevassée. Sa durée de vie est de 250 ans en moyenne mais il peut atteindre exceptionnellement 500 ans. S’il est exploité sa durée de vie est réduite entre 150 et 200 ans. Il peut atteindre 1.50 à 2 mètre de diamètre.

Ecologie :

C’est une essence adaptée au climat méditerranéen qu’on retrouve en Corse jusqu’à 700 mètre d’altitude. C’est une essence de pleine lumière (héliophile), il craint le froid (thermophile). Cette essence s’adapte à tout type de sol sauf le calcaire et craint l’hydromorphie (Sol gorgés d’eau). Sur une parcelle de chêne liège le sous-bois et en générale propre et la densité est faible.

L’utilisation :

Il est utilisé pour la production de liège, en bouchons ou en granulats. Il est principalement transformé au Portugal et en Sardaigne.

Le liège :

Le liège est un tissu produit par une assise génératrice de cellule appelé « mère du liège ». Il ne faut pas l’abîmer quand on prélève le liège car sinon la production sera mauvaise à la prochaine levé car l’arbre risque d’être endommager.

– Un liège qui n’a jamais été récolté et dénommé liège mâle (étage supérieure)

– Le liège qui a déjà été récolté sont des lièges femelles (étage inférieure).

Le liège est toujours prélevé sur des lièges femelles qui sont de meilleure qualité.

Sur un chêne liège la première levée dénommé « démasclage » peut s’effectuer lorsque le tronc a atteint 25cm de diamètre, 9 à 12 ans après la première levée. Une seconde est effectué mais le liège est encore trop fendillé et donc n’est pas encore prêt pour la fabrique de bouchons.

C’est à la troisième levée, 7 à 12 ans après la seconde, que le liège est prêt pour les bouchons. Plus la croissance du liège est lente plus il sera de meilleure qualité.

Le parasite du chêne liège :

Le Xylophage : Platype / Platypus cylindrus, Mortel pour l’arbre

Détections : L’arbre est dépérissant. Présence de petits trous correspondant à l’envol de l’insecte.

Champignons : chancre du chêne liège / Hypoxylon mediterraneum, Mortel pour l’arbre

Détections : L’arbre est dépérissant. Le liège se fend sur une grande longueur le long de cette déchirure et laisse apparaître un champignon noir.

Le chêne vert :

Le Chêne vert est une espèce emblématique du midi méditerranéen français et de la Corse.

C’est un arbre de 5 à 20 mètres de haut. Son feuillage est persistant, il se renouvelle tous les trois ans. Il a une longévité de 200 à 2 000 ans.

Il y a une cinquantaine d’années, celui-ci était utilisé pour faire du charbons, aujourd’hui il est utilisé pour le bois de chauffage. Dans la campagne, il est vendu 80€ le stère coupé, livrés. Sur Ajaccio, il est vendu à 120 à 130 euros le stère.

 

Après cette matinée sur la parcelle. Cécile nous a emmené sur un colle où les milieux sont propices à la sitelle de corse car il y avait un peuplement mature de pins laricio de corse. Nous en n’avons profité pour pique-niquer. Après ce repas nous avons pu observer la sitelle de corse qui est venue quand on l’a appelé. Ce qui nous a permis de prendre de belle photo assez proche.

La castanéiculture

La Castanéiculture est la culture de la châtaigne reconnue par les agriculteurs et non par les forestiers.

Sur l’île de corse, les châtaigniers sont présents depuis toujours, des experts ont retrouvé du pollen de châtaigner qui date de -7000 ans. Ce sont les génois qui ont aidé à favoriser le châtaignier sur l’île de corse en obligeant les habitants à planter 5 espèces d’arbre différent chez eux :

– Vigne

– Murier

– Olivier

– Figuier

– Châtaigner

Si l’habitant refusait de le faire, il y avait tout d’abord une peine de prison et ensuite sur une galère.

La châtaigne a longtemps servi de nourriture de remplacement dans les temps difficiles, dans plusieurs régions du Massif central, de l’Ardèche, du massif des Maures ou de la montagne Corse.

La seconde guerre mondiale a causé la perte de ce métier, beaucoup d’hommes partis au front, ne sont pas revenu et n’ont donc pas pu transmettre leur savoir faire.

De plus, des parasites sont venus depuis l’Asie comme le Sinipse qui peut parcourir jusqu’à 30 kilomètre par ans. A cause de ce parasite, les récoltes de ses dernières années ont connu une chute de 80% du chiffre habituelle.

Ce parasite créé une capsule sur les bourgeons ou elle produit ses œufs. Un moyen de lutte a été réalisé contre ce parasite. Les chercheurs de l’INRA de Bordeaux ont trouvé un moyen de lutte. En effet, ils ont remarqué qu’en Italie les Thorimus, qui sont des petits insectes, se servent de la capsule des sinipses pour faire leurs œufs qui se nourriront des sinipses.

Ils ont donc introduit des thorimus sur l’île de corse qui sont entrain de rétablir l’équilibre en s’adaptant au climat. Les premières années, sur 1000 capsules de snipse, on trouvait 400 Thorimus alors que maintenant sur 1000 capsules on trouve 2000 Thorimus. Ce qui est très encourageant pour la suite.

Il faut savoir que le Thorimus ne pourra jamais éradiquer complètement les sinipses, mais elle permettra de faire des récoltes normale sur les châtaignerais.

Castanéiculteur est une métier difficile car quand il faut faire sécher les châtaignes dans le four, il faut dormir sur place pour pas que le feu s’éteigne et que les châtaigne reprennent l’humidité, ce qui allongerait le travail. Ils peuvent mettre une épaisseur de 50cm de châtaignes dans le four. Une fois la châtaigne séchée, elle perd 70% de son poids.

Après cette visite, nous sommes rentrés au gîte en passant voir un peuplement en traitement irrégulier avec trois essences différentes :  Hêtre, Sapin et le Pin Laricio.

 

02 Mai 2017

Pozzini

 

Nous avons fait une pause durant le voyage où nous avons pu observer différentes espèces telles que :

  • La Calamenthe, plante aromatique vivace cousine de la menthe
  • L’Anemone apennina, fleur bleue vivante dans les bois ou sur les rochers
  • Les Cyclamens, plantes vivaces tuberculeuses de la famille des Primulacées
  • Le crocus corsicus

Une fois arrivés, nous avons tout d’abord  rejoint M. Jérôme Franchi, un animateur du parc naturel régional de Corse, qui nous a présenté le plateau de Coscione ainsi que les espèces présentes sur ce site.

Le plateau de Coscione

Ce plateau possède une superficie de 7000 ha à environ 1600m d’altitude, c’est-à-dire à l’étage subalpin (1600 – 2100 m). Il est classé zone natura 2000. Ce plateau possède une histoire, en effet, au début du XXe siècle, il y avait plus de 150 bergeries, mais après la mobilisation de la guerre 14/18, peu de personne sont revenues. Les bergeries ont donc été abandonnées.

Il y a un projet qui est en cours pour que ce plateau devienne une réserve naturelle.

Ce plateau est également  connu pour posséder les pozzini.

Les Pozzini

Les pozzini (Pozzi : trou), se forment au fil du temps. C’est une formation végétale qui est définie comme une tourbière acide très plane, le plus souvent parsemée de trous d’eau.

Cette formation crée des paysages magnifiques et accueille des espèces endémiques à la Corse et  très rares telles que l’euprocte.

Les espèces des pozzini

Nous avons capturé, à l’aide d’épuisettes, un certain nombre d’invertébrés, vivants dans les petits ruisseaux des pozzini.

  • Capture d’un dytique( Dytiscus )

Les Dytiques sont des Coléoptères, ils comptent parmi les plus rapides des insectes aquatiques, ils affectionnent les eaux stagnantes, de préférence bien végétalisées.

  • Capture d’une larve de libellule

La larve de la libellule peut marcher et nager grâce à sa queue, elle peut se propulser hors de l’eau pour faire entrer l’air directement dans ses intestins.

  • Capture d’un gyrin

Le Gyrin est un petit invertébré de la famille des Gyrinidae qui est sphérique, de couleur sombre vivant dans des zones avec un courant peu agité.

  • Capture d’un notonecte

Cette espèce compte parmi les insectes aquatiques les plus communs des eaux dormantes ou à très faible courant. Elle est très carnassière, dévorant les insectes et leurs larves.

  • Capture d’un Euprocte

L’Euprocte est une espèce endémique de Corse. Elle est très ancienne puisque elle est présente depuis plusieurs millions d’années sur notre planète.  Elle nait avec des branchies et peut sortir de l’eau sans développer de poumons. C’est une espèce fascinante de la famille des salamandridés.

  • Découverte de l’aconit

C’est une fleur endémique de Corse de la famille des Ranunculaceae. C’est le seul endroit au monde où on la trouve.

 

Durant le retour

  • Le gros châtaignier

Nous avons fait une halte durant le trajet afin de voir le plus gros châtaignier de Corse. Il faisait 12,50m de circonférence, c’était impressionnant.

Les mouflons

L’intervenant ONF qui faisait le voyage avec nous a aperçu un mouflon dans les montagnes.

Nous nous sommes donc arrêtés et avons pu prendre de belles photos de cet animal impressionnant et magnifique.

Les mouflons sont des ovins sauvages. Ce sont des ruminants, qui appartiennent à la famille des Bovidae et à la sous-famille des Caprinae.

Durant cette journée, nous avons eu une chance incroyable d’observer l’Euprocte et le Mouflon.

Entre paysages et espèces incroyables, nous avons tous fini notre journée heureux.

27 Avr 2017

CORSE : ONF, Elagueur

I) Intervention d’un agent ONF sur la forêt territorial de Vizzavona.

Aujourd’hui à Vizzavona, le garde forestier Germain Paolacei travaillant pour l’ONF c’est déplacé jusqu’au gîte afin de nous expliquer comment la gestion d’une forêt s’effectue en passant par la protection de celle-ci, son entretien ainsi que son exploitation.

La forêt de Vizzavona se situe en pleins centre de la Corse, la limite haute de celle-ci se situe au monte d’Oro à plus de 1400m d’altitude et pour la limite basse est à 800m d’altitude. Elle est une collectivité territoriale de Corse depuis 2002, elle comprend 1617 hectares de forêt.

Mais avant toute chose, il s’agissait d’une forêt domaniale, dont le domaine privée appartenait à l’état.

Celle-ci est constituée de deux essences principales, le Pin laricio de Corse et le hêtre, cependant il existe bien évidement d’autres espèces en sous-bois et si nous devions en citer quelques-unes je dirais :

  • Le pin maritime
  • Le chêne vert

Il s’agit donc d’une futaie irrégulière ce qui signifie une forêt dont les essences ne sont pas les mêmes, ni du même âge, ni du même diamètre et de la même hauteur.

A part cela, il y a différents sentiers qui traversent de long en large la forêt de Vizzavona, dont le GR20 qui parcours plus de 200 km de l’île partant de Calinzana à Conca et celui-ci est réputé pour être le chemin de randonnée le plus difficile de tous les GR.

  1. Paolacei est tout d’abord venu au gîte afin de nous remettre en mémoire les bases forestière. Il nous a donc expliqué le principe d’un aménagement forestier qui consiste à planifier rationnellement la gestion d’un massif forestier sur un document de gestion par série valable de 2014 à 2033.

Les séries :

– Accueil (ou tourisme)

– Production

– Protection

Puis il nous a parlé du martelage. Le martelage consiste à marquer un arbre à l’aide d’un marteau unique et que l’état donne à chaque agent de l’ONF. Sur ces marteaux on peut y apercevoir des lettres initiales, ces empreintes portent un chiffre (de 1 à 9) correspondant au numéro du triage ou district de l’agent. Les agents sont responsables de leurs marteaux qui sont immatriculés. Chaque marteau est pourvu d’un numéro de matricule poinçonné sur sa douille. Ce numéro sert de référence pour tous les mouvements de marteaux et pour la correspondance relative à leur entretien et leur renouvellement.

Sur ce marteau on peut distinguer deux côtés, le premier avec une petite hachette afin d’enlever l’écorce de l’arbre et le deuxième côté étant un percuteur gravé des initiales «AF »

  • Le premier dont l’empreinte est formée des lettres AF en caractères gothiques entourées d’un cercle, destiné au martelage des coupes ; le deuxième, dont l’empreinte est formée des lettres AF en caractères romains entourées d’un hexagone, destiné au martelage des produits ligneux autres que ceux des coupes

Les empreintes de marteaux forestiers, marqué sur les arbres, permettent essentiellement de différencier ceux qu’il convient d’abattre de ceux qu’il faut conserver. Les empreintes marquées sur les arbres sont comme la signature ou le sceau du marteleur. Elles n’ont pas été modifiées depuis 1975, malgré plusieurs révisions de l’instruction.

Enfin, afin d’éviter les vols et leur utilisation par des personnes étrangères au service, les marteaux sont conservés sous clé. En cas de perte ou de vol, une plainte est déposée à l’autorité de police compétente (commandant de la brigade de gendarmerie, commissaire de police ou procureur de la république) et un procès-verbal est établi.

L’utilisation de ces marteaux est très surveillée, car ils sont l’instrument qui permet à l’administration de gérer et protéger son patrimoine forestier.

Pour distinguer un arbre martelé il suffit de repérer sur le tronc de l’arbre (à environ 1.30m) un morceau d’écorce arraché et le sceau « AF » inscrit, mais également sur le bas de la souche de l’arbre afin qu’une fois celui-ci abattue, le sceau y soit toujours présent.

L’aménagement, au travers de l’état d’assiette, précise les coupes à effectuer chaque année (parcelle, volume). Les agents de l’ONF désignent alors les arbres qui doivent être coupés : c’est l’opération de martelage.

Pour le martelage on sélectionne 1 arbre sur 5 que l’on vient revoir pour la plupart 10 ans après.

Dans la forêt de Vizzavona, nous pouvons retrouver des arbres également marqué par de la peinture.

Chaque peinture à son code couleur :

  • Trait rouge : Limite territorial
  • Cercle blanc : arbre bio
  • Point bleu : arbre d’avenir
  • Trait jaune et rouge : limite domanial

En raison de l’ouverture touristique, l’exploitation forestière est interdite à partir du 15 juin au 15 septembre.

Paolacei nous a ensuite lancé un défi, nous devions calculer la hauteur d’un arbre définis. Pour cela il nous suffisait d’utiliser la croix du bucheron, n’en ayant pas à portée de main nous devions nous en fabriquer une de fortune. Pas besoins de beaucoup d’outils, seul 2 bouts de bâtons d’environ 15 centimètres suffisent, ensuite, nous en plaçons 1 dans l’alignement de l’œil et le second verticalement. Le but du jeu était de faire rentrer l’arbre entier afin que notre œil le voit de la même taille que le bâton, ensuite, nous marchions en comptant mètre par mètre jusqu’à la souche de l’arbre, l’arbre en question faisait 30 mètres de haut.

Second défis, il souhaitait qu’on détermine sa circonférence, heureusement que cette année M. Bernard a apporté son mètre. Nous avons donc entouré l’arbre avec celui-ci et avons trouvé le résultat de : 1.90 mètres

Troisième et dernier défis, nous devions calculer son diamètre, pour cela il fallait faire marcher nos méninges afin de ressortir les cours que M. Vasseur nous a appris.

La formule : Pi sur 4 fois le diamètre au carré.

Le résultat fut donc : 0.2826 mètres de surface terrière.

Mais cela ne suffisait pas alors nous avons également calculé le cubage

La formule : f (coefficient de forme) x g (surface terrière) x h (hauteur)

Le résultat fut donc : 4.03 de mètres cube.

Un seul élève avait trouvé le résultat !

II) La DFCI (Défense Forestière Contre les Incendies)

Pour la suite de la matinée direction Vivario afin de parler de la DFCI. Cela était important d’en parler car en 2000, un incendie a ravagé 7000 hectares de bois, mais heureusement que les forestiers sapeurs étaient présent. Leur métier consiste à lutter contre les incendies et de configurer les terrasses et les chemins ainsi que d’installer des pare-feu de 100 mètres de larges ainsi que des pistes forestières et des bassins DFCI à ciel ouvert d’environ 400 mètres cubes.

Ils possèdent également des hélicoptères pouvant transporter 1 tonne d’eau pour éteindre le feu à sa source mais également des canadairs pouvant transporter plus de 400 tonnes d’eau !

Les risques naturels doivent être surveillés, car si la foudre s’abat à un endroit le feu peut mettre plus de 10 jours avant de démarrer. Car la braise se forment sous le sol et se repend petit à petit avant de remonter par les racines des arbres et de commencer à bruler suite au vent qui alimente la braise.

Mais il y a également les incendies criminels dus par exemple aux mégots de cigarettes jeté dans la nature, ou des incendies volontaires.

Le PRMF (Protection Rapprochée des Massifs Forestiers)

Le moyen de prévention est le brulage dirigée, cela consiste à éliminer la végétation tous les 3 a 4 ans effectué par les forestiers sapeurs et contrôlé par les pompiers.

 

III) Intervention d’un élagueur grimpeur

L’après-midi nous avons eu l’intervention d’un second intervenant du nom de Gaël Muracciole. C’est un élagueur professionnel qui est à crée son entreprise depuis 11 ans.

Il a obtenu son BEPA, et son Bac professionnel et un CS d’élagage non certifié suite à la non professionnalisation d’un professeur à l’époque de sa certification, il a donc fait en sorte d’être tout de même assuré afin de ne pas avoir de problème.

Une fois son entreprise créée il a pu commencer à acheter son matériel autrement dit :

  • Des EPI (Equipement de Protection Individuelle)
  • 1 casque avec des oreillettes spécial (utilisé sur les tarmacs)
  • 1 paire de gants (qui ne sont pas anti-coupure)
  • 1 pantalon anti-coupure
  • 1 paire de chaussure anti-coupure
  • 1 paire de manchettes
  • 1 harnais
  • 1 paire griffes
  • 1 sac à lancer
  • 3 rappels (il ne les utilise pas tous)
  • Des mousquetons
  • Des cordes
  • 2 fausses fourches
  • 1 scie à main

 

Premièrement, il nous a montré son matériel et nous l’a décrit. Il nous a expliqué leur fonctionnement et par la suite a fait une démonstration. Deux élèves se sont essayés au sac à lancer, mais ce fut l’échec. C’est après qu’il nous a expliqué qu’il fallait de l’entrainement et des échecs avant de pouvoir lancer correctement ce sac.

Le but de celui-ci est simple. Il faut lancer le poids qui est au bout de sorte à ce qu’il passe dans une fourche assez solide (repéré au préalable), afin de passer de l’autre côté. Une fois que cela est fait, il accroche sa corde de rappel à la place du poids et il la fait basculer entre la fourche afin de pouvoir grimper.

Après cela, il a commencé à grimper dans l’arbre, a démarré son élagueuse et entama le débitage de l’arbre par la cime qui avait cassé.

5 minutes plus tard, l’arbre était au sol prêt à être fendue.

80% de sa clientèle sont des particuliers et il s’agit d’élagage, abattage, et de travaux paysagers.